Debout sur un tapis trop petit, je continue de lécher les yeux des monstres.

Et descend l’angoisse vers les portes de l’infinie par les halls de l’obscurité..
Des escaliers de pierre.
Étroites marches et fleurs séchées.
Les barres rouillent visiblement, mes mains sont colorés.
L’odeur de l’ombre m’attire..
Parfum d’oubli et d’humidité.
J’ai peur de ces monstres au regard vide et à la robe blanche.
J’attends la pluie.. Et je crie à l’intérieur.
Personne ne m’entend.
Amarrée au bord du lac

Angélus

23 H 30, Hermina sanglotait ; sur un vieux tapis sale, son ami gisait.

La fine corde dans la chair, il laissa échapper un râle..
(un fantôme passe)

Minuit : l’horloge se mit à sonner ; une mort infinie comme le temps qui passe.

Hermina mit sur ce regard mort, un linge blanc de taffetas.
Dans ce tissu immaculé les yeux demi-clos ; il dort..
Elle, toujours en sanglots ; elle part.

Très chère Hermina,
N’oubliez pas.

Les souvenirs son cors de chasse dont meurt le bruit parmi le vent..

Une ombre au fond de l’eau

L’éclat du ciel laissait à désirer, il pleuvait du gris sur les parapluies.

Sous le tissu humide, six vieilles femmes grimaçantes.

Taffetas noir.

Dans le brouillard givré un inceste a été désiré.

Un beau lac.

Elle plongea nue parmi les nymphéacées.

Ce n’est guère lourd un corps de seize ans.

Elle ressemblait à une princesse d’Edgar Poe avec ses lèvres en laurier-rose et son teint transparent.

Pas un cri, pas une larme.

Crime d’ombre.

Autour des tombes.

Seules les chaussures criaient sur le sol.

Au loin, des corbeaux volaient…

Un nouveau jour, un nouveau soleil… Les six vieilles femmes Parlent.

Messe basse.

– paraît-il qu’il serait mort de frayeur…

Velours lunaire

J’ai enterré inutilement cette lumière dans l’immensité du ciel

Pierre après pierre elle étouffée par sa puissance.
La même lumière était en feu avec la passion de chaque regard languissant qui pendant quelques secondes..
Rendait si légère
L’ombre lourde de
Mon âme sombre, parmi les étoiles..

Par une fenêtre. J’ai jeté un tapis de feuilles d’automne, des pétales frais et parfumés de roses pourpres Pour honorer sa lueur sombre.

La même lumière apaisée s’occuper de mon sommeil tourmenté dans une nuit d’été, me berçant et me caressant avec velours et fraîches mains blanches.

J’ai essayé d’attraper cette longue et grande lumière aux cheveux d’or dans la lueur des complots, et des régimes de l’ombre, à la peinture dans des couleurs froides, pendant qu’elle dormait.

Un ciel d’opale avec un fou désespéré
une frise d’étoile avec des gribouillis, une jolie tristesse bleue nuit.

Oh My Lost Moon
Ma douce,
demain une seconde de plus de votre voix légère,
de votre chanson éthérée qui enivre mon souffle,
avec votre coupe de jasmins en fleurs,
conduite par la brise salée de
cette nuit enchantée.
Laissez vos lèvres une fois de plus sur la mienne et
élever mon âme à vous pour toujours,
ma lune, entre les notes sucrées d’une harpe,
pincée par vos doigts minces et angéliques.
Toute cette nuit ce que je veux, c’est
un baiser de velours de la lumière de vos lèvres..

Bleu

Cette mélodie de lune ; violon sur le toit bleu ciel et feuilles d’Automne,
Vous souvenez-vous ?
Elle danse sur des arbres nus..
Les feuilles sont semblables à l’angélus
Décomposition d’ange, cri silencieux et que sais-je encore, mon oreille s’égard sur les toits d’une ville morne et vert-de-gris qui jamais ne dort.

La nuit ne vient pas assez tôt.
Hélas, elle adoucit à peine ce que le jour commence..

Depuis tellement longtemps, je reste ainsi assise observant de longues minutes sous de grands silences…
Je suis en hauteur, on m’a posé ainsi.
D’une beauté éphémère; je suis édifice durable.
Je fais parfois de cauchemars.
J’aimerais crier, mais je ne peux pas…
Ma bouche est peinte, peinte en rose.
Mon innocence défile la nuit…
Je suis une petite fille de porcelaine.
Il se peut qu’un jour une poupée de chair Ô, par accident me fasse tomber
Puis, elle regarderait à terre les vestiges de ma beauté cassée devenir horreur.
Mes espérances de danse se sont envolées… et j’attends le temps brisé en gardant ce même sourire que l’on m’a collé voici vingt ans…

Un rire de sorcière sous mon joli masque de poupée…
Depuis tellement longtemps, je reste ainsi en hauteur sur mon fauteuil trop grand.
Vestige de beauté sur vertige d’omission, observant l’horreur de la vie et voulant l’obtenir…
Morceau de porcelaine luisant de vie…
Puisse un jour, enfin mourir.

Oublier

Ombre cachée,
aveugle et sanglante,
prospère dans la nuit se ferme sur elle-même.
Esclave d’un rêve éternel.
Ombre cachée,
aveugle et sanglante.
prospère dans la nuit se ferme sur elle-même.
Esclave d’un rêve éternel.
Emprisonné dans une prière d’adieu.
brûlures à l’intérieur
cette dernière heure,
perdu dans votre fausse conscience ;
Brillante, de manière perverse à froid,
percer une partie de moi.
Chantez à cœur d’une journée de perdue
sa chaîne, ses cendres.
Entre les dernières saisons désertes de la vie.
Sa chaîne, ses cendres.
Souvenirs filtrés – moments de vide,
confus et renaître à partir d’une distance obscure. Emprisonné dans une prière d’adieu.
Brûlures à l’intérieur.
Cette dernière heure,
perdu dans votre fausse conscience ;
Brillante de manière perverse à froid,
percer une partie de moi.
Chantez à cœur d’une journée de perdue
sa chaîne, ses cendres
entre les dernières saisons désertes de la vie.
sa chaîne, ses cendres.
Souvenirs filtrés – moments de vide,
confus et renaître à partir d’une distance obscure.

Pourquoi ?

Je ne sens plus ce parfum de rose qui enveloppait mon âme de jeune fille;
Hermina n’est plus et je n’ai pas l’impression d’avoir grandi.
Mon esprit est comme une pièce inondée d’eau noire.
Des fleurs séchées sont dans un vase étroit.
Le miroir toujours debout.
Une lueur.
.
Le dos à la tapisserie.
Un homme aux cheveux noirs.
Il semblait plus grand.
elle parcourut à la bougie les traits de son amant dans les ombres délicates de ses songes et espérances.
.
Parfum de jasmin et d’encre.

Une masse vaporeuse et informe traversait les rayures du vieux plafond de bois, l’atmosphère se fît lourde.

Elle plaqua la main droite sur sa poitrine et déglutie plusieurs fois comme pour bloquer cette sensation d’écoeurement lorsque soudainement elle suffoqua.

Sombre.

Elle fût prise de convulsions sous l’opaque fumée qui ne finissait pas de couler, quand…

Subitement tout s’arrêta..

-C’est fini?.

(Entre deux respirations)

Elle était à genoux sur le sol plein de poussière ou vivait un monde invisible à l’oeuil nu, elle se tenait la gorge puis releva la tête.

Bouche-bée.

Sans piper mot ses yeux s’écarquillèrent, l’expression d’étonnement qu’elle possédait à cet instant semblait sortir par tout les pores de sa peau.

Il était là..

Elle ne l’avait jamais vu mais elle le connaissait et pas une seconde elle ne douta de qui il était.

Elle battait plusieurs fois des cils comme pour être certaine puis plissa les yeux.

Les meubles légèrement se soulevaient les rideaux lourds en taffetas volaient subitement et autour d’elle les feux follets dansaient..

Il était à quelque pas devant elle ses cheveux longs et fins flottaient d’une façon irréel, un halo de lumière noire l’enveloppait.

Il ondulait comme un serpant, les pans de ce qui semblait être un kimono funéraire se surelevaient à la hauteur des chandeliers, il portait un masque comme un symbole solennel.

Une mise en garde contre le mystère et l’interdit..