Spleen

Tristesse sur ce beau visage.
Monsieur au complet désir mourir et cherche une place.
Il ouvre les poignées rondes et dorées de ses gants de soie blanche.
Entre le grenier trop petit et le salon trop grand monsieur ne sait que choisir.
Un petit filet lumineux se fait sentir sur la vitre. Mauvaise imitation d’un ciel bleu, ce n’est que la lueur des réverbères. Il fait déjà nuit.
Il écarte un peu les rideaux et se dit en regardant les flammes dans l’obscurité nocturne, que cela est joli…
« je vais peut-être rester »Tristesse sur ce beau visage.
Monsieur au complet désir mourir et cherche une place.
Il ouvre les poignées rondes et dorées avec ses gants de soie blanche.
Entre le grenier trop petit et le salon trop grand monsieur ne sait que choisir.
Un petit filet lumineux se fait sentir sur la vitre. Mauvaise imitation d’un ciel bleu, ce n’est que la lueur des réverbères. Il fait déjà nuit.
Il écarte un peu les rideaux et se dit en regardant les flammes dans l’obscurité nocturne, que cela est joli…
« je vais peut-être rester »

Peau morte

Elle osa un grain de beauté sur sa peau blême. Mouche au rosier.
Après l’avoir jalousement cagolé, il lui planta des millions d’aiguilles végétales sur sa peau de porcelaine… Des larmes coulaient sur sa bouche en laurier rose…

Je vous assure que depuis ce jour, il n’a cessé de s’éprendre d’elle..

Delirium

Lorsque naissait la glorieuse époque des violettes, ils en abondaient des centaines de milliers au loin comme un océan aux gigantesques vagues de parfum mauve qui vous noyaient sous un timide soleil pour ensuite vous chatouiller le nez. Je vivais l’air, la lune et la mer. J’étais les pulsations dans le cœur de la nature. Comme si je faisais partie de cette entité dont je pouvais croiser le profond regard au cours, de crises d’envol. Une aube sur les galets de ma plage désertique balayée par une titanesque tempête annoncée par une traînée de masse compacte et grise dans les cieux galopant l’horizon dans un bruit de colère. J’ai l’ai vu ! J’ai même parlé avec eux, Hermina avait tentée de m’apaiser, de calmer mes douleurs métaphysiques à grand coup de pansement à la violette durant des jours et des jours.. Mais je le savais moi ! J’en étais bien consciente que je l’avais vu ! Le puissant regard du ciel!.

Les mots ont brisé les vestiges de porcelaine.
Ma robe se déchire et je crains...

Je n’aimais dans ma jeunesse que ce chien aux yeux jaunes.

De mon temps si proche…
Chien aux yeux jaunes de ma jeunesse.
Tranquillement sous le l’If,
nous reposons.

Un soir

Elle descendait des vieux escaliers à La nuit tombée un beau mois d’avril..

Un souffle léger faisait frissonner sa blanche poitrine, on voyait dans son corsage serré sa chair mal nourrie et un grain de beauté délicatement posé sur sa gorge rougie..

La lune si pale versait son opale sur ses cheveux blonds et ses yeux mouillés comme le ciel était ravivaient la nuit..

Elle tenait dans ses mains un petit parapluie et de la dentelle blanche sur son corps couvrait la pureté de Marie..

A quelques pas d’ici un jeune homme assis regardait sans un bruit la belle s’avancer…

Un regard échappé, elle se mit à courir vers lui..

Dans une maison à vingt pas ; une fille assise sur une chaise en bois.

Elle jouait en doigts fragiles sur piano viennois..

Des fleurs fanées dans un vase vernis âcrement parfumé et dans les murs épais il résonnait une symphonie :

Madame butterfly chantait.

Les notes dansaient et par la fenêtre la mélopée s’envolait alors dans ce minuit en brumes, la belle et le promis joignirent leurs mains et dans ce soir nocturne, ils se sont mis à tourner à danser dans un rythme lancinant en cette nuit de pleine lune.

Alliance

Dans une petite chambre blanche l’atmosphère était lourde et fatale toutes les fenêtres étaient fermées.

Sur une commode en bois de hêtre une vieille rose exhaussait son soupir final.

Le pétale tomba sur une goutte rouge au goût acre.

Sur la table de chevet à gauche du lit une tête se déverse sur un tapis fraîchement pailleté..

Elle était belle on pouvait le distinguer malgré l’ignominie de ses yeux révulsés.

Rouges étaient ses lèvres, longs étaient ses cheveux blonds tombants jadis en une cascade des tempes jusqu’aux reins.

Nez d’Égypte et peau d’albâtre.. cette tête détenait encore une expression figée de surprise et d’incompréhension.. À côté sur un lit démoli, un corps aussi blafard qu’ inerte.

Corps fin et doux Paré de bijoux inutile.

Les bras du christ, la jambe droite dans le vide et l’autre comme un souvenir déguisé en indice porté une jarretière.. La lourde robe de vierge était quasi intacte quant au voile..

introuvable.

Unis jusqu’à ce que la mort vous sépare..

ah! pauvre fou!!!

L’alliance est encore à ton doigt!

Les vœux sont brisés!

La vengeance…

Octroyée!

Testament de l’oiseau

Part-I
Je n’ai jamais été capable de décrire avec précision ce que je suis…

Le pourquoi du comment de cette lointaine mélancolie.

Je sais qu’il est pratiquemens impossible de se recréer, pourtant il est possible de se détruir.

Inexactitude?

Mais pourquoi donc?

Non, il en est ainsi.

J’ai longtemps cherchée si il y avait autre chemin pour moi que celui de l’athé jalousant presque la candeur et l’utopie des croyants.

Je ne saurai jamais si être heureux dans le mensonge vaut la peine de s’endoctriner ou même si vivre malheureux dans la vérité vaut vraiment la peine de la chercher mais voilà, quel que soit le dieu, je n’en ai pas la foi et quand bien même, quoi attendre d’une force intelligente et omnipotante qui ne se souci guère de la misère et de la douleur de millions d’âmes innocentes? qu’est-ce donc mon malheur, qu’est-ce ma vie face à des milliers d’enfants qui meurent chaque jours à petits feux?

IL ne s’occupe pas d’eux, pourquoi s’occuperait-il de moi ?.

Que puis-je donc espérer comme bonheur vu que mon âme me dicte que la vie n’est rien d’autre qu’une errance absurde menant indéniablement vers une mort certaine et sans retour… bien-sûr, tous les athés ne sont pas si sombres parceque la plupart de ceux-ci sont sans réel profondeur et sans réflexion.

Il y a d’un côté ceux qui croyent en des choses qui ne m’inspirent que bêtise et doute, et d’autres qui cultivent ce doute comme si celui-ci n’en était pas un. Verdict : nous sommes tous entouré de ténèbres.

Je cherche dans ce noir la consolation.

J’en suis certaine.

Je cherche dans la bouche, de la main d’autrui la consolation mais jamais celle-ci ne sera assouvit.

Je la cherche sur une toile aussi dangereuse et menteuse qu’une toile d’araignée peut l’être pour tout insecte. Je la traque et parfois je trouve une âme aux pourtours semblables à la mienne qui me donne à petites doses cette consolation douce-amer qui bien-sûr ne dure qu’un temps. alors qu’ai-je à ce moment ? qu’est-ce ce trésor que je convoite tant?

Puisque je suis douloureuse solitaire: un compagnon de voyage pour mes pays de brumes.

Puisque mon coeur est bloc de glace rougeatre: un être aimé ?

Puisque je suis poètesse : un livre de voluptés.

Puisque je suis prisonnière du carcan sombre doré de ma vie : une vision de la liberté.

Et puisque la mort m’appelle : un coeur bien chaud ne palpitant que pour moi-même..

Part-II
Il y a parfois des consolations masquées qui viennent me rendre visite le soir empêchant le sommeil d’apaiser mes blessures, en m’étourdissant de leurs échos noirs comme l’abîme d’où ils sortent
-Je suis la joie aime-moi,
-je suis ton talent _ tu n’arrives pas a la cheville d’autrui,
-je suis ta misanthropie – déteste les autres, ce sont eux qui te font du mal,
-je suis ta douceur – déteste-moi ! Tu n’es qu’une impuissante!,
-je suis tes pulsions de mort – tu dois choisir!
-je suis ta plaie! – du berceau au funeste catafalque, la vie passe comme un songe.
Je ne peut choisir entre le jour et la nuit !.

Nous ne sommes jamais réellement libre de nos actes.

Ceci est affolant.

Nous sommes victimes de nos impressions, de notre cerveau, de ses mots/maux qui dans bien des cas supplante l’âme.

Mes consolations ne sont que l’image réfléchie de mon désespoir, de ma peine, de ma mélancolie, et de ma tristesse et de ma plaie…

Lorsque mon désespoir me suggère : Abandonnes! Tu es a bout de force, la résistance est inutile car chaque jour n’est qu’une trêve entre deux nuits et la nuit n’est que succession de petites tranches de mort, et je sais, ma chère, que tu la savoures.

Et là, une pseudo consolation survient pour reprendre dans un odieux paradoxe : mais si! Espère ! Espère !, chaque nuit est une trêve entre deux jours!…
Je n’ai que faire de ces mots d’esprit qui ne font que me perturber un peu plus. Je voudrais une consolation pleine, entière et qui m’illumine.

Nul ne peut prédire quand viendra le dernier crépuscule.

C’est une illusion que de diviser la vie par la lumière et l’obscurité, le jour et la nuit.

La vie est un voyage invisible entre deux lieux.

Entre terre et ciel, sur des lignes invisible ou se croisent d’autres lignes. Des croisement, des circonférences, entre la matière et l’essence, le visible et l’invisible: le destin.

Lorsque je regarde le ciel infini, je me sens comme un vulgaire microbe, pourtant, il y a en moi de sa matière et de son invisible car nous sommes tous des poussières d’étoiles… Pour comprendre l’infiniment grand, il faut apprendre a regarder l’infiniment petit, mais cela est presque une autre histoire…

Il m’arrive inlassablement d’observer la lune d’un air de détachement, et je ressens, alors, l’appel de son infini lorsque le vent caresse les eaux calmes et engendre par cela les vagues aux tristes sanglots.
Demeurer sous la mer avec comme dernière vision le reflet trouble de la lune blanche, voilà qui m’attire et qu’il serait sans doute retourné à l’état d’essence… l’essence des étoiles…

Je n’en ai pas le courage.
Une consolation?
Certes, rien de ce qui est humain ne perdure…

Et là, finalement, ce n’est pas ce que je souhaite.

Peut-être que les humains doivent mourrirent pour rendre aux étoiles ce qu’ils leurs doivent? C’est une jolie mais bien triste consolation…

Part-III

 » Certes, la solitude et dangereuse pour les intelligences qui travaillent. Il nous faut autour de nous des hommes qui pensent et qui parlent. Quand nous sommes seuls trop longtemps, nous peuplons le vide de nos fantômes..  »

Lors de mes périodes de sérénité, il m’arrive de vouloir me promener quelque instant, d’admirer les fleurs, le ciel, écouter les chants d’oiseaux au printemps, observer le monde qui m’entour, humer les odeurs du sol mouillé séchant au soleil, et de l’air… Tout va parfaitement bien, et je profite avec délice de ces instants de calme qui me sont offert…

Lorsque soudain elle surgit d’une de ces choses pourtant si calme et si belle qui m’entourais.

La peur.

Quelle forme? Qu’elle couleur? En est la cause? Est-ce un courant d’air qui soudainement a effleuré ma peau et ébranlé un nerf ? Est-ce les couleurs de nôtre monde si variables qui dans une vague de variation m’aurais perturbé ? Je ne sais pas.
Pourtant, la peur de la mort, la peur du monde qui m’entoure est bien sortie de la vie, de nôtre atmosphère.
Alors, je me sens soudainement oppressé, mélancolique.
J’ai peur, peur du temps, peur de moi, peur de la peur, peur de ces spasmes.
Un monde plein de puissances invisibles que nous subissons sans un seul moyen de défense.
Cette puissance ce trouve dans tout ce que nous voyons sans le regarder,
Tout ce que nous frôlons sans connaître,
Tout ce que nous touchons sans palper,
Tout ce que nous rencontrons sans distinguer.
Sur nous, nôtre âme, nôtre cœur cela produit des effets mystérieux qui nous sommes.
Pourquoi ne pouvons nous apercevoir ces forces invisibles ? Nous sommes Humains, nous faisons partie du visible, nous sommes trompés par nos propres sens, nos yeux ne peuvent ni scruter l’infiniment petit ni l’infiniment grand, ni trop loin ni trop près.

Nous ne pouvons voir ce qu’est réellement une étoile, ni la vie dans une goutte d’eau.

L’horloge; la mort.

Mes plus grandes peurs.

sont invisible se trouve partout, tout autour de nous ; La mort est dans chaque chose, chaque objet, chaque créatures vivante, car la mort est ce qu’il ce rapproche le plus de la vie.
Elle nous cernent, elle me cerne.
Ce testament… Je pourrais le magnifier avec les plus belles combinaisons de mots que j’inventerai, Je pourrai le romancer.

Pourquoi donc je l’écris?
Pour me consoler,

pour me persuader que ma vie n’est pas absurde,

pour arriver à la conclusion que je suis sur terre pour y accomplir quelque chose qui en val la peine…
Je l’écris. Je vous l’offre.

Pourquoi ? je ne souhaite ni richesse ni gloire.

Je désir (je crois) ce que je n’aurai pas; le fait que ces mots, ces textes, ces poèmes, aurons touchés le cœur d’autrui.
Alors? À quoi cela me sert-t-il ? Que deviennent ces lettres si ce n’est une consolation pour ma solitude? Consolation qui me fait ressentir cent fois plus intensément mon désespoir ! Merci pour ce talent.
Je peux me dire que la mort est une consolation pour une vie manquée… Mais qu’elle horrible consolation une fois de plus! Je suis avec des lois, mais sans foi ni philosophie dans laquelle je pourrai me jeté et y vivre aisément comme l’oiseau dans le ciel ou l’araignée sur sa toile! En revanche, je possède un cadeau empoisonné nommé: duel et ce duel fait rage à chaque heure, chaque minute de mon existence, entre pulsions de vie et pulsions de mort, entre mon âme de l’ombre et mon apparence de lumière, entre fausses consolations qui ne me mènent qu’à un plus grand désespoir et les vraies qui ne me mènent qu’à une joie temporaire.

« Je » est comme une nuit dans un jour, d’un extrême à l’autre je ne possède pas ce juste milieu au goût de libération.

Un fauteuil bien confortable pour la mélancolie..
Le duel prendre t’il fin de mon vivant?
J’ai tellement peur de ce que je suis que j’ose à peine écrire de peur de faire du tors à moi, à eux…

Je suis esclave de moi-même, moi et même, ma dépression;
Si le désir de vivre n’existe pas alors… Qu’est-ce qui peut exister?

Part-IV Fin
 » La Terre est ronde! c’est l’éviendence même!, c’est ce que l’on dit aux « quatre coins » de le terre!.  »

Je la vois, je suis près d’elle, je la contemple et compare ma liberté avec la sienne en la prenant pour exemple. La mer.
Certaine ne trouve rien de plus libre que l’air. Certes, mais il n’y a pas que cet élément invisible et échappant au contrôle de l’homme..
Nul ne peut exiger d’elle qu’elle porte la vie, et les créations de l’homme, certes, elle le fait, mais elle en garde la totale liberté.
Personne n’a réellement « le droit » d’exiger de ma personne, d’être prisonnière d’autres vies, et d’autres choix… Mais ce n’est pas une « fonction » c’est ma vie. Je suis a une autre « mer ». J’en appel en tant qu’être humain a avoir le droit de mener une barque, de faire quelque pas en marge, « d’être » pour aussi profiter d’un moment où je n’aurai pas la sensation de faire partie de cet masse stérile que l’on appelle : Population.
Dans ce genre de moment je suis libre avec moi-même, liberté qui cause aussi mon « désespoir ». Lorsque je suis libre avec moi-même, c’est leur « moi » qui est menacé…
Libre.

Je voudrai juste être libre entièrement avec moi et même, ce qui est difficile pour une personne en double « je ».
La mer, le vent, l’air, ils ne manqueront pas de me survivre et l’humanité, ainsi que le lieu-dit « éternité » ne se souci guère de moi mais pourquoi devrais-je au fond me soucier d’eux?

Mes relations humaines ne comptent que si je les comptes…

Ma vie n’est courte que si je la place sur l’échelle du temps, échelle que l’homme a crée à partir de statistiques, car le temps lui-même n’a que faire de mesures…

Les possibilités de ma vie ne son limités que si je compte les choses que j’y fais… Mais qui me demande de compter? L’échelle humaine du temps est au fond sans valeur car un être aillant une vie « chronologique » plus courte qu’un tel, peut avoir au contraire plus « vécu » .
Tout ce qui donne à l’existence son plus beau contenu, ne ce mesure pas à l’échelle du temps : l’aurore, un couché de soeil, un paysage lunaire, un ballet de lucioles, donner la vie, une rencontre, salutaire, amicale,ou même enrichissante, l’infinie de la mer, une promenade en forêt, le frisson devant la beauté… Et bien d’autres choses encore…
Tout cela n’appartient pas au temps, car cela ce déroule en dehors de celui-ci. La rencontre avec ces choses là, peut bien prendre une seconde ou cent ans, la félicité se trouvera en moi toute ma vie.
« savoir » ne me permet pas « d’oublier » (retour dans le noir…), j’aimerai me débarrasser du fardeau du temps et par-dessus le marché soulever tout ce poids qui constitue les exigence que l’on tire de moi… La vie n’est pas une « performance » tout comme la mer ou le lever du soleil. La vie doit être quelque chose qui évolue, qui grandit, jusqu’à atteindre « sa » perfection qui elle, doit mener au bonheur.

L’homme n’est pas fait pour accomplir des performances, l’homme est fait pour vivre et simplement pour vivre, certes, il a bâtit des villes, construit des machines, écrit des lois, mais il pourrait aussi bien faire autre chose, l’important est qu’il soit conscient qu’il doit y avoir un objectif de fin dans sa vie, et vivre librement…
Je pourrai aussi me débarrasser de l’emprise de la mort.

Bien sûr, je ne peux nier sa réalité cela serait absurde!.

Je ne peux pas non plus, ne pas la prendre en compte car elle marche derrière moi à chaque instant, elle est mon ombre!… néanmoins, je peux me détacher d’elle en coupant les liens qui m’attache au temps.

Toutefois, je ne peux pas également être toujours en contemplation devant l’infinie de la mer ou la magie de la Lune… Je dois de temps en temps me retourner vers ceux et celles qui m’entoure sur les terres…

Les bourreaux barbouilleurs de lois!.. Les créateurs de mon oppression !.

La réalité est là! Les hommes ont donnés à leur vie des formes et des couleurs qui apparemment et je le pense, sont à présent plus fortes qu’eux!.

Je ne peux les briser.

Dans le fond ils ont perdu une sorte de « liberté » celle d’apprivoser son propre element, du moins, le remodeler Car en ma connaissance, il n’existe point d’endroit où l’homme peut vivre sans les formes et couleurs de cette société qu’il a lui-même construite.
J’essaye pour l’instant d’être libre à l’intérieur de ses formes qui me semble êtres figées.

C’est une évidence même… Le monde est plus fort que moi.

Je m’en remet donc en grande partie à l’esprit au pouvoir glacé du monde social et rigide, aux mœurs, aux lois et règles, je ne peux rien opposer mis a part, de vains mots.

Mais d’un autre côté qui suis-je?

Moi aussi je fais partie de tout cela!

je suis moi-même ces formes et ces couleurs! Je fais donc logiquement partie de cette puissance! et je me plaît, à croire que je pourrai être redoutable en opposant à leur vie métallique la force de la rhétorique !.
Peut-être que cette puissance sera prise en compte le jour où je ne pourrai plus écrire, ni parler, ni entendre battre mon cœur… mais personne ne peut achever le silence!

Personne ne peut effacer ce qui à été écrit, même si le papier se retrouve en mille confettis ! Ce qui est crée, entendu et lu fait partie de l’invisible! Ceci est sans doute une consolation, mais quelle consolation!.
Je suis une enfant de cafard, le désespoir fait partie de moi, je ne peux l’éradiquer, je dois vivre avec, le dompter, le placer dans un petit coin de cerveau, certes, il sera toujours visible mais le fait de ne pas le nier, le mettra bien moins en colère! (sourire).
Je connais la clef qu’il me faut! L’espoir de la posséder me donne parfois le sourire, un fauteuil bien confortable pour mon esprit ! Cette clef ouvre la porte d’un jardin délicieux et salutaire pour tout humain…

Et la clef de cet Eden se nomme : UNE RAISON DE VIVRE!.

La tasse

Onze heure cinquante-cinq, Minuit se préparait.

Au mur d’hermina une lourde dame araignée tissait en fil instable.
Jupon de femme ou blanc linceul elle seule le savait.
Dans la petite maison d’Hermina les fenêtres étaient fermées.

Il manquait un carreau, deux autres étaient cassés.
assise sur une chaise bien trop grande pour elle, hermina prenait du thé.

Il était noir.
Elle pensait dans le vide les yeux rivés sur sa tasse parfumée.
Ébréchée.
Son esprit reprit le dessus lorsque celui-ci remarqua quelque chose d’inconnu dans le reste du breuvage.
Hermina ne fut pas très surprise. L’araignée était tombée.
Elle regardait la dame se noyer les pattes odorantes.
L’avait-elle vu?

Peut-être…
Hermina se replonga dans ses pensées mais cette fois elle savait sur quoi elles étaient tournées..
: Elle aurait voulu être une araignée de thé.

Les poètes

Dans un autre printemps une masse volatile vaporeuse et grise faisait trembler les bleuets éclatés des champs frissonnants.
C’est devant le souffle de ce spectacle que les poètes prennent conscience de leur destin.
Même toi, même moi.
C’est dans leurs palpitations qu’ils trouvent les faits de leurs défaites en tant qu’humains..
Alors ils courent vers leur sans but pour accélérer leur perte.
Ils accélèrent le pas afin de vivre plus vite que leurs tristesses.
Et je me disais encore ce matin, qu’un jour il me la prendra.
lui-même qui pourtant m’a rapproché d’Hermina.
Elle part pour de longues balades à travers la forêt et revient tout parfumé de fleurs et de secrets de sous-bois.
Puis, j’écoute doucement ma vie qui s’écoule.. la nuit, repoussant sans cesse avec l’angoisse froide que la levée du jour m’inspire..