Dans un autre printemps une masse volatile vaporeuse et grise faisait trembler les bleuets éclatés des champs frissonnants.
C’est devant le souffle de ce spectacle que les poètes prennent conscience de leur destin.
Même toi, même moi.
C’est dans leurs palpitations qu’ils trouvent les faits de leurs défaites en tant qu’humains..
Alors ils courent vers leur sans but pour accélérer leur perte.
Ils accélèrent le pas afin de vivre plus vite que leurs tristesses.
Et je me disais encore ce matin, qu’un jour il me la prendra.
lui-même qui pourtant m’a rapproché d’Hermina.
Elle part pour de longues balades à travers la forêt et revient tout parfumé de fleurs et de secrets de sous-bois.
Puis, j’écoute doucement ma vie qui s’écoule.. la nuit, repoussant sans cesse avec l’angoisse froide que la levée du jour m’inspire..