Depuis tellement longtemps, je reste ainsi assise observant de longues minutes sous de grands silences…
Je suis en hauteur, on m’a posé ainsi.
D’une beauté éphémère; je suis édifice durable.
Je fais parfois de cauchemars.
J’aimerais crier, mais je ne peux pas…
Ma bouche est peinte, peinte en rose.
Mon innocence défile la nuit…
Je suis une petite fille de porcelaine.
Il se peut qu’un jour une poupée de chair Ô, par accident me fasse tomber
Puis, elle regarderait à terre les vestiges de ma beauté cassée devenir horreur.
Mes espérances de danse se sont envolées… et j’attends le temps brisé en gardant ce même sourire que l’on m’a collé voici vingt ans…

Un rire de sorcière sous mon joli masque de poupée…
Depuis tellement longtemps, je reste ainsi en hauteur sur mon fauteuil trop grand.
Vestige de beauté sur vertige d’omission, observant l’horreur de la vie et voulant l’obtenir…
Morceau de porcelaine luisant de vie…
Puisse un jour, enfin mourir.

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